Comment le nutri-score influence-t-il les consommateurs ?

By 02/11/2020novembre 4th, 2020Blog

Les différents scandales alimentaires de ces dernières années, ont rendu les Français de plus en plus méfiants vis-à-vis des industriels et seulement 37% font désormais confiance aux grandes marques alimentaires. La plupart estiment que les informations fournies sont peu claires et peu compréhensibles. Leur besoin de transparence augmente au fur et à mesure que les scandales éclatent et que le “mieux-manger” devient une tendance de fond. 

 En effet, ils essayent de faire attention à ce qu’ils consomment et cherchent à s’informer par tous les moyens : réseaux sociaux, applications de notation (Yuka, Open Food Facts…),… L’émergence du numérique a permis aux consommateurs d’avoir accès à une information détaillée sur les produits, information pourtant difficile à décrypter sur les seules étiquettes disponibles sur les emballages.

 Pour simplifier l’information et la rendre accessible à tous, le gouvernement Français a mis en place le nutri-score lors de la loi Santé en 2016. Un système d’étiquetage facultatif qui fournit une information globale sur la qualité nutritionnelle du produit. Son objectif est d’apporter de la transparence, de la simplicité dans la lecture d’information tout en rassurant les consommateurs. Il incite également les industriels à améliorer la composition de leurs produits pour satisfaire les consommateurs.

 A l’heure où les consommateurs sont en quête de transparence et soucieux de leur alimentation, le nutri-score devient un argument marketing pouvant être mis en avant dans la communication. En effet, la présence du nutri-score améliore l’image des marques pour 7 consommateurs sur 10, et ce, même s’il n’est pas parfait. C’est un gage de transparence et d’honnêteté de la part des marques qui devient indispensable pour recruter et fidéliser les consommateurs. 

De plus en plus de marques agroalimentaires affichent le nutri-score et même quand il n’est pas parfait, pour prouver leur volonté de transparence. Les industriels conscients que l’on ne peut rien cacher aux consommateurs, se lancent dans la quête du “mieux-manger” en s’orientant vers des compositions plus saines et plus naturelles.

Bien que le nutri-score incite un bon nombre d’industriels à retravailler leurs recettes, la majorité des produits étiquetés présentent encore un nutri-score D ou E. Ces produits représentent 46% des ventes des produits porteurs du nutri-score. Un chiffre qui prouve que les Français consomment toujours autant ces produits car, avec ou sans nutri-score, ils sont conscients de leur apport nutritionnel. 

En toute logique, les consommateurs continuent d’acheter ce type de produits notamment car ce sont les plus représentés dans les publicités. Néanmoins, ces publicités ciblent particulièrement les enfants qui n’ont souvent pas conscience de la signification de cet indicateur et qui ont une influence sur les achats du foyer. Les produits nutri-score D et E représentent plus de 48% des investissements publicitaires en alimentaire. La promotion de ces produits contribue grandement à l’augmentation de l’obésité infantile qui touche d’ores et déjà 4% des 6-17 ans. Face à ce constat, le gouvernement a l’ambition de réduire ce taux de 20% d’ici 2023 et envisage, avec Santé Publique France, la restriction des publicités pour ce type de produits entre certains horaires sur Internet et à la  télévision afin d’en limiter leur visibilité par les enfants. Il est donc plus que jamais nécessaire de sensibiliser nos enfants à l’importance d’une alimentation saine, sans pour autant cesser de consommer ces produits mais en leur apprenant à les consommer avec modération.  

 Chez Rangoon, nous accompagnons de nombreuses marques de l’agroalimentaire qui ont confiance en notre expertise à déployer des prises de parole ludo-éducatives ou anti-gaspillage aussi bien à l’attention des enfants que des adultes. En cohérence avec notre positionnement Engagement Thinking ®, nous souhaitons au travers de nos activations de marque, aider nos clients à mieux éduquer les consommateurs et à leur faire prendre conscience de l’importance du “mieux-manger”.

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