Alors que 87% des Français, pensent que son apposition sur les produits devrait être obligatoire et que plusieurs associations européennes comme UFC Que Choisir militent dans ce sens, le Nutri-Score peine à s’implanter auprès des industriels. 
L’État émet même des réserves quant à sa mise en place systématique.
Il existe cependant de nombreuses alternatives pour les consommateurs soucieux de leur alimention, à commencer par Yuka. Avec plus de 12 millions de téléchargements, l’application foodtech est présente dans le smartphone de près de 20% des Français et elle ne cesse de faire bouger les choses.

Yuka serait-il l’ennemi des industriels ?

La question peut sembler légitime quand on sait que 94% des personnes interrogées ont arrêtées d’acheter certains produits à cause d’une mauvaise notation de ceux-ci sur Yuka.
Mais la réalité est plus nuancée.  Yuka permet aux industriels de recueillir les avis et remarques des consommateurs, ceux-ci en sont conscients et sortent les grands moyens pour faire coïncider leurs offres aux attentes des consommateurs. Ils vont même jusqu’à collaborer avec les équipes de Yuka afin de savoir sur quels produits porter leur attention. 

C’est notamment le cas d’Intermarché qui a modifié 900 recettes pour obtenir de meilleurs scores, de Gerblé qui a supprimé le diphosphate de sodium dans certains biscuits, de Fleury Michon qui lance un jambon zéro nitrite ou encore de Liebig qui propose des soupes 100% naturelles, sans colorant, conservateur ou exhausteur de goût et bien d’autres.

Armés de leurs smartphones, les consommateurs se réapproprient l’acte d’achat le faisant ainsi devenir un acte militant.
Yuka est la partie émergée de l’iceberg, l’application est le reflet d’une crainte des consommateurs vis à vis des industriels et a permis la mise en avant d’autres plateformes du même genre. Que ce soit pour les cosmétiques avec Clean Beauty, Quel Cosmetic, Inci Beauty ou encore Cosmethic qui identifient les substances controversées et les allergènes.  Vivino qui donne les informations sur un vin à partir d’un scan de son étiquette. Ou encore BuyOrNot qui permet non seulement de connaître la composition d’un produit. Mais également de savoir si un produit est éthique ou non.

Dans ce contexte où  les « App amies » sont légions, les distributeurs et les fabricants doivent redoubler d’ingéniosité pour répondre aux attentes des consommateurs. Là où pour les distributeurs, il s’agit de mettre en place des balisages et rayons spécifiques ainsi que des cahiers des charges plus exigeants. Pour les marques, c’est plus long. Au delà de la reformulation de leurs produits et de leur savoir-faire, elles doivent également repenser leur faire-savoir sans pour autant se perdre dans la mise en place d’un « purpose* » qui risquerait de se matérialiser par du woke washing* contreproductif.

Dans cette optique, Rangoon a mis en place de nombreux dispositifs en lien avec le mieux consommer. C’est notamment le cas de l’opération de lancement de Kidifruit, la nouvelle gamme de  desserts et compotes pour enfants SANS résidus de pesticides, sans colorant, sans conservateur, sans sucres ajoutés d’Andros. Mais également dans le cadre de communications promotionnelles pour Vico et ses snacks allégés en sel ou de communication engagée pour Liebig, dont les soupes 100% naturelles, sans colorant, conservateur ou exhausteur de goût, soutient les Resto du cœur.

*purpose : Objectif de marque supérieur au simple bénéfice produit
*woke washing : Marque communiquant sur un éveil au enjeux sociétaux. Mais ne le matérialisant pas par des actions concrètes.

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